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SEMAINE A TENDE

Publié: 30 août 2011 dans VOYAGES/SORTIES

Pas de nouvelles depuis plus d’une semaine, normal, nous étions à TENDE dans les Alpes Maritimes (06).

Si vous n’êtes jamais allés la-bas, je vous conseille ce petite ville perché, au cœur des alpes, prés du mont Bégo, un mont sacré pour les hommes pré-historique (entre -3 000 et – 1 700 avant J.C), avec le dieu-tonnerre, le dieu taureau.

Nous y sommes allés à 6 : 3 maman, 3 pré-ados.

Nous sommes arrivé le lundi 22 AOUT et on est repartis le Samedi 27 Aout (2011). c’est à environ 300 km de Marseille.

Il a fait très chauds en journée, aucune pluie, des nuits fraîches (20°) bienvenues. On a été au resto, à la riviere,à la piscine…

Vraiment une semaine très réussit, sans une ombre au tableau, les gars se sont super bien entendu, les filles aussi !

Il y a deux ans que je veux lire ce livre. Deux ans que je le vois dans les vitrine des librairie. Puis ma mère me l’a offert, et vous savez quoi? j’ai du mal à rentrer devant, bien que le concept est très intéressant (l’histoire de France au fil des stations de métro parisien). Je ne doute pas de le finir!

Lorànt Deutsch est un passionné d’histoire. À tel point qu’il est à l’origine du téléfilm diffusé ce soir sur France 3, racontant la rivalité entre Colbert et Fouquet, le surintendant des finances de Louis XIV emprisonné. Le comédien n’hésite pas à confier son penchant pour la monarchie et la religion.

Lorànt Deutsch, comment est née l’idée de ce téléfilm ?
Fouquet est un personnage méconnu, oublié, mais important. Beaucoup le considèrent comme un traître qui s’est enrichi sur le dos des Français. Mais, même s’il avait ses ambitions personnelles et qu’il n’était pas toujours tourné vers l’intérêt public, il reste, selon moi, digne de légitimité et de connaissance.

Vous jouez pour la première fois à l’écran avec Marie-Julie Baup, votre épouse (ils viennent d’avoir un bébé, ndlr)…
Ce n’est pas moi qui l’ai amenée sur la fiction, je me serais pris un coup de fusil! Nous avons juste le même agent. Nous avions déjà joué ensemble au théâtre, nous nous sommes d’ailleurs rencontrés sur scène. J’adore travailler avec elle. Nous vivons actuellement à Lyon, où je joue Boubouroche, de Courteline.

Comment est née votre passion pour l’histoire ?
Grâce à Eddy Mitchell! Je regardais la dernière séance et les grands films, comme Ivanoé ou Ben-Hur, qui racontaient l’histoire d’une manière épique. À 10 ans, ma maman m’a acheté L’Histoire de France racontée aux enfants par Alain Decaux et j’ai plongé. Je voulais même à un moment être prof d’histoire en Hongrie…

Quelle est votre période de prédilection ?
Je les aime toutes même si, pour moi, l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation, on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche. On s’est consolés avec la révolution industrielle, on a vécu de paradis artificiels et aujourd’hui on nous les enlève, car c’est la crise économique. Il aurait fallu instaurer, comme en Angleterre, une monarchie parlementaire. C’est comme avec la religion, on essaie de faire triompher la laïcité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. Il faut réintroduire la religion en France, il faut un concordat.

Kicko m’a conseillé un livre. Plus précisément une BD. C’est

MARIE FRISSON de BAPTIZAT ET SUPIOT

de la tcho! team


C’est les cauchemards de Marie. Toutes les nuits apparemment elle voit des monstres, plus effrayant les uns que les autres. Elles en a peur, puis elle apprend à les connaître, certains deviennent même ses amis.


C’est distrayant, cela fait passer cinq minutes. Mais je ne collectionnerais pas, je n’essaierais de voir les auteurs durant un salon du livre. les monstres sont « jolis » (niveau dessin), mais les fond sont bâclés, rien n’est précis, défini…


barbara

Qu’ai-je dévoré de plus ? un livre qui a beau avoir été trouvé à la section jeunesse de l’alcazar BMVR, n’en ai pas moins déstabilisant. …

Son titre?

CINQ JOURS PAR MOIS DANS LA PEAU D’UN GARCON  de Lauren mclaughlin


TITRE ORIGINAL : CYCLER, plus flou et qui permet ainsi de rêver sur le contenu….

Car le titre français, bien que rigolo et piquant, est assez loin de l’état d’esprit du livre.

En effet l’heroïne : JILL ne se retrouve pas dans la peau d’un garçon c’est plutôt un garçon qui se faufile dans sa peau: JACK…très explicite sur ses besoins…sexuels inclus.

En tant que lectrice du coup, c’est nous qui nous faufilons dans le corps et le mental d’un garçon…Qui ne se gene pas avec le vocabulaire qu’il emploi. Jill est si soft, est si fille et sociale/ble.Toute en sentiment et bleuet. Qu’entendre Jack evoquer ses preocuppations est…choquant? troublant? Les deux. Car les émotions existent chez les garçons en pleine puberté, mais exprimer de façon…brut/ale.

Et quand Jil revient sur le devant de la scène, on est troublé de ressentir les émotions de Jack se mêler aux siennes.

Le procéder de la  science fiction est très efficace pour comprendre le trouble ressenti devant les troubles de l’identité, les troubles du genre…A ne pas mettre entre toutes mains. Montée d’hormone nécessaire!

barbara

COUV’ ORIGINALE

Voici un complément d’explications/d’infos, si vous en voulez plus!!

Le titre et la couverture vous inspirent une certaine répulsion, du genre, pouah un livre pour jeunes adultes très cucul la praline, non merci ! Vous vous trompez !!! Ce roman est absolument hallucinant. Dès le départ, la première scène s’ouvre sur une métamorphose qui défie le lecteur, c’est un grand moment d’incompréhension et de stupéfaction mélangées, un peu dégoûtant aussi, je ne vous cache pas. Jill est une lycéenne de 17 ans qui mène une existence tout ce qu’il y a de plus ordinaire.  Elle a pourtant un gros souci, tous les mois, avant chaque cycle menstruel, et ce durant cinq jours, elle devient un garçon ! Aucune explication scientifique ou médicale existe, c’est à prendre ou à laisser.
Vous prenez ? C’est très bien.
Le double de Jill s’appelle Jack. C’est un type charmant, qui n’a pourtant pas le droit de se mêler à la vie de famille et doit rester dans la chambre, à manger et tuer le temps du mieux qu’il peut, car Jack exaspère, on le traite comme une vilaine verrue sur la jolie joue de Jill, et comble de tout, il s’avère un véritable obsédé sexuel, en pleine crise de libido.
A la place de Jill, nous n’en mènerions pas large. Aussi, la jeune fille s’adonne tous les mois à son plan B pour se remettre dans sa peau et chasser les pensées de Jack. Un bon décrassage mental et physique s’impose. Jusqu’à présent, elle gère bien sa barque.
Les choses se compliquent quand elle tombe amoureuse de Tommy, puis lorsque Jack s’amourache de Ramie, la meilleure amie de Jill. Tout va se mélanger, se confondre dans un monstrueux désordre sentimental et sexuel. De pleines, pleines pages de sensualité sont d’ailleurs à noter ! (page 240, notamment, avis aux curieux)

Je ne m’attendais vraiment pas à un roman qui aborde avec autant de franchise et de culot la question de l’identité sexuelle chez les adolescents. C’est une histoire hors du commun, pas du tout le genre de comédie américaine pour teenagers aux dents blanches, non, non. C’est comique, parfois absurde, souvent tiré par les cheveux, et ça frise le grand n’importe quoi à la toute fin du livre.
Malgré tout, j’ai trouvé que c’était une réussite. Ce roman se lit d’une traite, il parvient à séduire de suite, tant il déborde de fraîcheur et d’humour. Les deux personnages partagent le même corps, mais pas les mêmes pensées, si bien qu’elles ont tendance à polluer l’esprit de l’autre contre son gré. Jack, pour ne pas le dénoncer, est d’ailleurs trèèèès porté sur le dessous de la ceinture, je vous laisse juger, tandis que Jill se débat avec ses pulsions, ses envies, ses questions. Cela donne un équilibre intéressant, et matière à des malentendus et  autres situations compromettantes.
Voilà donc un roman qui possède de nombreux atouts pour attirer le lecteur, et qui ose ou tente de proposer quelque chose de nouveau, de façon divertissante.

la suite (re)cycler (titre vo) est déjà disponible en anglais !

le blog de l’auteur : http://www.laurenmclaughlin.net/wordpress/

en librairie le 20 août.

chez clarabel sur canalblog

                                                                                                portrait de Lauren McLaughlin

si on apprecie ce  livre il est conseillé de livre MELVIN BURGESS

UNE IDEE FIXE

Résumé

A 17 ans, Dino, Jon et Ben sont les proies d’une idée fixe : passer à l’acte sexuel. L’histoire révèle de plus en plus clairement le gouffre qui sépare la parade verbale de jeunes mâles entre eux et la réalité de leurs aventures et mésaventures avec les filles.

Quatrième de couverture

On a beau ne penser qu’à ça, avoir déjà tout vécu en imagination, fanfaronner avec les autres garçons… les choses se compliquent quand il s’agit de passer à l’acte. Entre celle qui ne veut pas, celle qui en veut trop, et celle qui s’accroche, Dino, Ben et Jon ont trois problèmes très différents. Mais tous vont faire la découverte du sexe. Après Junk et Lady, Melvin Burgess livre ici le roman provocant, drôle et fort de la sexualité des jeunes adultes.

Quand j’ai vu la longueur du premier article, sur seulement un seul livre, j’ai préféré faire plusieurs articles pour « les bouquins de l’été ».

Kicko de son côté a lut 3 tomes de Robert Muchamore et Cherub, il adore.

CHRONIQUES DE LA FIN DU MONDE  de SUSAN BETH PFEFFER


AU COMMENCEMENT est le premier tome

On rencontre Miranda qui écrit un journal. Elle a 16 ans, deux frères et une mère divorcée. Son grand frère Matt est à la fac, il est une sorte de maître à penser pour elle, il l’aide à réfléchir et comprendre le monde. Jony (sans h) est son petit frère de 13 ans qu’elle veut absolument protéger mais dont elle est aussi un peu jalouse, à cause des attentions qu’il suscite du fait d’être le dernier. Elle a beaucoup de prise de bec avec sa mère qu’elle trouve un peu trop dirigiste depuis la fin du monde…Mais qu’elle est donc  cette fin du monde, puisque Miranda est encore là pour en témoigner? Eh bien sachez que ce qui devait être un simple événement astronomique, comme une éclipse, est devenu un drame planétaire! Un météorite qui devait collisionné la lune et créer un simple impacte supplémentairement sur celle-ci, l’a fait dévier de son orbite et l’a dangereusement rapprochée de la terre! Le problème n’est pas le risque qu’elle puisse tomber, le problème c’est  sa gravité, changée,qui  provoque des marées monstrueuses, des tsunamis…Elle est même à l’origine de disparition d’îles te de côtes entières! Mais plus le temps passe et plus cela empire: voilà que tous les volcans de la terre, simultanément, explosent. Même les plus « éteint » se rallument et provoquent cette fameuse chape de cendre qui nous cache la clarté du soleil. Oui, c’est bien comme cela que les dinosaures ont disparus…Et là monte l’angoisse d’être à sa place. Résultat on ne lâche plus le bouquin pour savoir comment Miranda et sa famille, ses amis vont pouvoir s’en sortir. Vont-ils rester en vie ?  Rien n’est moins sûr…

barbara

voici un article trouvé sur fnac. com qui résume le courant littéraire auquel appartiendrait « chroniques de la fin du monde » la dystonie, antithèse de l’utopie

Régulièrement, de nouveaux courants littéraires font leur apparition. Parmi les plus marquants de ces dernières années, citons la Bit lit et la Chick lit. Et s’il y a bien un genre à surveiller parmi les prétendants, c’est sans aucun doute la Dystopie.

Si on commence à la considérer comme le prochain courant qui va faire parler de lui (et accessoirement couler beaucoup d’encre), c’est parce que des magazines comme Le Publishers Weekly ou le New Yorker en ont fait l’objet de plusieurs dossiers.

A l’origine, la dystopie est l’anti-utopie. Au lieu d’inventer un monde idéal, elle image un monde apocalyptique ou une évolution terrifiante de la société. Le narrateur est placé au cœur d’un univers victime de catastrophes qui sont naturelles ou liées à l’action de l’homme ou de ses guerres.

L’ambition de la Dystopie est avant tout d’être une mise en garde contre l’inconscience des hommes et leur égoïsme, une vision alarmante de l’avenir de notre planète si nous ne changeons pas notre comportement et que nous poursuivons sur notre lancée destructrice.

Si elle rencontre un tel succès, auprès des adolescents, c’est bien parce qu’elle s’appuie sur les inquiétudes que l’avenir leur évoque. Les auteurs s’inspirent des craintes et des bouleversements actuels : terrorisme, épidémies, réchauffement climatique… Les sources d’angoisse sont malheureusement nombreuses.

Cet été j’ai découvert pleins de romans fabuleux, notamment conseillé par la bibliothèque de Bonneveine (c’est un quartier de Marseille).

HUNGER GAMES de SUZANNE COLLINS

l’adaptation au cinéma semble prévue pour mars 2012

(roman de science fiction)

On est dans le futur, le monde tel qu’ on le connait n’existe plus. Il semble rester une parcelle de continent sur l’ex Amérique du nord. 13 (pardon 12) district et un capitole. Chaque district est dédier à une activité : L’agriculture, le charbon…. Le monde a fait un saut dans le passé : on exploite de nouveau le charbon , les hommes meurt dans les mines à cause de coup de grisou, pourtant le capitole produit une émission de télé réalité. On découvre que la technologie pourester jeune et/ou  pour filmer au plus près l’action a beaucoup évoluer (au capitole).La cruauté aussi a beaucoup….progressée, en effet chaque district doit sacrifier chaque année deux enfants (une fille et un garçon) pour participer à ce jeu de télé réalité ou le but est de rester le dernier(e)…en vie.

Le roman est écrit à la premier personne du singulier, le narrateur ou plus précisément la narratrice, va participer bien malgré elle à ce jeu et nous fait découvrir toutes les atrocités de ce monde futur où il ne fait pas bon vivre….

J’ai dévoré le premier tome sorti en France en 2009, il y a deux autre tome, ils sont emprunté, j’ai hâte de les lire! le sous titre du tome 2 est l’embrasement! tout un programme! Mon imagination me souffle, peut être à tord, que l’héroïne va être à l’origine de cet embrasement,car elle a  vraiment, à mes yeux,  un statut de prophète.

Barbara

voici un point de vu trouver sur internet que je trouve très juste!

Suzanne Collins a inventé pour nous un futur noir comme le charbon extrait par le dernier District, celui de Katniss, de Peeta et de Gale, le n° 12.
Chaque district de ce monde effrayant rebâti sur les ruines des États-Unis a une spécialité dont dépend sa survie.  Au-dessus d’eux, le Capitole et ses Juges ont trouvé une parade efficace à toute nouvelle tentative de rébellion… les « Hunger Games ».
Chaque année un tirage au sort détermine douze garçons et douze filles qui participeront à cette effroyable télé-réalité retransmise en live 24h/24.  Les Juges comptent ainsi rappeler qu’ils ont les pleins pouvoirs et comptent bien en abuser en obligeant la population à assister à la mise à mort, en direct, de ceux d’entre eux qui sont pourtant les plus faibles, les enfants….C’est cruel, c’est sauvage, c’est tout simplement inhumain !  Ce sont les jeux de la faim… dont un seul sortira vainqueur, celui qui aura survécu aux 23 autres, sans états d’âme, sans plus aucune valeur si ce n’est celle de vouloir, à tout prix, rester en vie !Katniss va nous raconter son histoire en direct.  Elle n’est pas une fille comme les autres, elle chasse pour nourrir les siens, c’est une battante qui porte la survie comme une deuxième peau et occulte toute forme de sentiments pour ne pas avoir à en souffrir.Katniss ne sait pas encore à quel point ce tirage au sort va changer sa vision du combat qu’il faut mener pour survivre tout en la confrontant à cette fragilité qu’elle avait ,si soigneusement, évité d’exprimer jusqu’à son entrée dans les jeux de la mort !

Quoi qu’on en dise, peu importe ce que vous pourrez lire à son propos… n’hésitez plus une seconde… il vous le faut !  C’est tout !

C’est une lecture qui ne vous quitte pas et que vous aurez bien du mal à quitter !

C’est brutal et révoltant… ça vous prend méchamment aux tripes, entre frissons, dégoût, peur et empathie.  C’est violemment addictif !
Il est rare qu’un livre me fasse cet effet, il semble impossible à reposer une fois sa lecture commencée et pourtant… j’ai fait durer le plaisir, comme une infinie et délicieuse torture, pour ne pas qu’il se referme trop vite et que j’éprouve, le plus tard possible, ce sentiment d’abandon ou cette vague et étrange sensation d’avoir perdu des amis chers…
Que ce soit littéraire ou cinématographique, quand on a la chance d’être confronté à cette sensation unique, c’est que c’est vraiment bon, c’est comme ça, il ne faut surtout pas chercher à lutter !

J’ai trouvé cette histoire… visionnaire !
Un jour, sur nos téléviseurs, il y a fort à parier qu’on nous montrera la mort en direct !
Ce qu’on nous propose au niveau télé-réalité est tellement racoleur et grossier que le pas vers le pire ne sera plus très long à franchir…
Le niveau d’un Secret Story me laisse, déjà, sans voix !

camille

AOUT

 

1/ LA PLAGE

Sur la plage, 3 serviettes étalées, les sacs de plage sont à côtes des serviettes, Mamie Rose, Kicko et Barbara en maillots sont assis dessus, ils jouent aux cartes, une batailles ou un jeu de 7 familles. Puis comme il fait chaud quand même, mamie propose d’aller à l’eau, Barbara décide d’y aller aussi et Kicko préfère sortir un jeu de carte HU-GY-HO.

Mamie Rose : Kicko viens avec nous te baigner.

Kicko : je parie qu’elle est froide.

Barbara : on va la gouter et on te tient au courant.

Mamie Rose et Barbara mettent les pieds dans l’eau.

Barbara et Mamie Rose en cœur : Viens, elle est délicieuse !

Kicko : Ouais vous dites ça à chaque fois pour que je vienne, et une fois que je suis dans l’eau elle est glacée ! Cette fois vous ne m’y prendrez pas !

Barbara : Tu dis ça parce que tu sais toujours pas nager ! Et que tu ne veux pas apprendre ! Mais souviens-toi de ce qu’on à dit l’année dernière : cette année on s’y mets !

Kicko : Si je sais nager !

Barbara : j’t’crois. Et quand tu aurais appris ?

Kicko : cet hiver avec Mathieu on est allé à la piscine municipale. J’ai nagé !

Barbara se moquant de lui : j’aimerais bien voir ça ! Je me demande ce que tu  as pu bien apprendre, seul avec ton copain ! Depuis quand il est maître nageur ?

Kicko : justement il ne se prend pas pour un maitre nageur, il n’en a rien à faire de mes « progrès » ou de mes régressions, il ne s’occupe de rien. On s’amuse c’est tout ! Du coup je vais dans le bassin profond, je ne reste plus au bord, j’ai moins peur de me noyer car j’y pense même pas !

Barbara : ben alors, viens  me montrer ! Je suis curieuse de voir ça mon chéri !

Kicko : ouais mais la mer c’est grand !

Mamie Rose et Barbara hilare : Ca c’est sur !

Kicko vexé : ce que je veux dire c’est que c’est comme un bassin de piscine sans fin et c’est flippant de ce dire que l’on n’a pas pied durant des plombes.

Barbara redevenue sérieuse : je te comprends, mais tu sais y’a plein de gens qui pense comme toi, j’ai même envie de dire que la majorité des gens sont comme toi, t’as pas remarqué que 90 % des gens reste au bord et seulement quelque caïd vont au loin durant longtemps ?

Mamie Rose qui revient de son  « goutage » de température en eaux « profondes » et qui a entendu la fin de la phrase : C’est vrai ca ! Moi d’ailleurs j’ai peur de la profondeur, je ne vais jamais là ou je n’ai pas pied !

Barbara et mamie : allez viens, tu peux pas reste à cramer sous le soleil, surtout avec ta peau de blond !

Kicko : boooon j’arrive

Il met trois heures à bien ranger ses cartes pour pas qu’elles s’abiment et les cacher bien pour qu’on ne puisse pas les voler…etc

Mamie et Barbara : tu te dépêche un peu ! Qu’est que t’es long, on dirait un vieux papi de 80 balais

Kicko : si vous continuer à m’insulter je ne viens pas !

Mamie Rose : entend-le, il me traite de vioc, il dit que je j’ai la mémoire d’un poisson rouge, mais lui, il ne faut pas « l’insulter » ! Ah j’te jure y’a des fois t’as envies de le baffer !

Barbara : je suis d’accord mamie ! Je crois que je ne lui ai pas assez donné de baffes !

Kicko qui les a enfin rejointes : hey vous avez fini de parler de moi dans mon dos !

Barbara et Mamie : on parle dans son dos ! N’importe quoi, va apprendre à parler français avant de sortie des expressions comme celle la, si on parlé dans ton dos, tu ne serais même pas au courant de se qu’on dit !

Kicko : Ah

Barbara : Allez on y va !

Ils rentrent tous les 3 dans l’eau. Kicko fait des grimaces, mamie et Barbara rentre petit à petits se mouille les bras, etc.

Mamie : on va nager ?

Kicko : mais t’as dit que t’aller pas loin !

Mamie : je ne vais pas loin, mais je nage quand même ! Allez viens avec moi

On installe sur la scène : 3 petites tables, chacun monte sur une le ventre à plat sur la table, et ils font des mouvements de nage, mamie et Barbara font la brasse et Kicko fait « le petit chien » Comme Kicko est sur la table devant mamie et Barbara, elles voient sa « nage », se regardent, sans commentaire. Les 3 personnages nagent encore un petit peu puis se remettent debout, comme s’ils étaient debout dans l’eau, on élimine deux tables de la scène, il en reste une, mamie et Barbara ont décidé de faire une démonstration de nage à Kicko.

Barbara : est ce que tu peux nous dire comment elle s’appelle ta nage ?

Kicko : Ben elle n’a pas de nom. Je nage comme ça c’est tout.

Mamie : mais tu n’as pas appris la brasse ou le crawl ou encore le papillon ?

Barbara : oui tu te souviens ? Au cours de natation où je t’avais inscrit quand tu étais en CE2 ?

Kicko : Moi je préfère faire celle là

 

 

 

 

Barbara : va y fais nous une démonstration…

Kicko monte sur la table en soupirant et en levant les yeux au ciel et fait sa nage ….Mamie et Barbara se retiennent de rire, en mettant la main devant la bouche.

Barbara avec un ton pédagogue : Kicko je pense qu’il faut que tu choisisses une nage. Avec les jambes tu fais une sorte de crawl, dans le sens ou tu bats à peu près des pieds, et avec les bras tu fais une sorte de nage ….elle regarde mamie pour qu’elle l’aide à trouver un terme…

Mamie rose : …petit chien ?

Barbara : oui, « petit chien »

Kicko : et alors ?

Mamie Rose : Ben ça n’existe pas !

Kicko : ben oui ça existe, puisque je la nage…

Barbara : disons qu’elle n’est pas répertoriée.

Kicko : On ne peut faire que des  choses répertoriées, dans la vie ?

Barbara : Non bien sur que non, mais disons que si elle n’est pas enseigner c’est par ce qu’elle n’est pas efficace !

Mamie Rose : regarde tu vas à 2 à l’heure avec cette nage, même moi qui ai 72 ans je te bats !

Kicko : C’est un problème ? Tout n’est donc que compétition dans la vie ? Compétition à l’école avec les notes ? Compétition dans le sport ? Et le temps du rêve, de la contemplation…n’existe-t-il pas ?

Mamie Rose et Barbara se regardent elles sont muettes de stupeur que Kicko sorte des mots aussi compliqués et qu’il ait l’air de comprendre cette notion philosophique sur le temps.

Kicko  est hilare : Mais non je déconne ! J’ai entendu ces trucs sur France culture dans l’émission pourrie que tu écoutes avec ton « Raphaël Enthoven » !! Vous verriez vos têtes ! Trop marrant !

Le rideau tombe !