Archives de octobre, 2011

Mon avis

Vais-je avoir la mémoire et la patience nécessaire pour réécrire un avis alors que je l’ai déjà fais mais qu’un incident technique fâcheux m’oblige à tout retaper, à tout me retaper ? !

Comme dirait mon mari pourquoi « bon dieu » t’as pas enregistré un brouillon? Car jusqu’à présent je n’avais jamais eu de problème!!!

Passons! Alors en résumé je disais que je fouine régulièrement dans le rayon pédago de la biblio alcazar de Marseille BMVR (elle est belle, je l’aime!) et selon le titre du livre en rayonnage je prend ou je laisse. Avouez que cette méthode vous laisse pantois ! Cette fois-ci c’est tombé sur Kevin André (  » un vrai prénom de prolo » mais qui n’en est pas un.)

Je disais donc en substance : la première compétence à avoir et qui est mésestimée, je devrais dire carrément oubliée c’est : la gestion de groupe! J’ai été bibliothécaire dans une école primaire (une BCD)…

Voilà en gros mon avis : j’ai été de suite en empathie avec cet ancien instit dégouté, à quand la reforme de l’éducation nationale ? Ce livre a été rédiger en 2006.

Accroche du livre

« J’étais plein d’illusions… Le jour où je suis entré pour la première fois dans une classe de CE1 et que j’ai dit bonjour à mes chers petits monstres, c’est là que mas ennuis ont commencé… »

en savoir + interview avec Cali Rise

« Les désarrois d’un jeune instit » n’est pas un roman. C’est le témoignage de Kévin. Diplômé de l’Essec, titulaire d’un DEA de philosophie, Kévin André décide de devenir professeur des écoles. Ses jolis rêves vont être très vite confrontés à la dure réalité du mammouth et de ce qui en découle.

Même si Kévin n’entend pas se poser en leader d’une cause (le ras-le-bol des jeunes professeurs des écoles qui, passionnés, veulent donner beaucoup et à qui on met des bâtons dans les roues), il ne peut empêcher que ses mots soient représentatifs de beaucoup d’autres instituteurs.

Verra-t-on un jour l’Education Nationale faire le ménage du printemps et laver à grande eau toutes ses vieilleries ? De la simplicité et du bon sens, c’est ce qui manque à tous ses ronds-de-cuir mais qui ne manque pas à Kévin André.

Rencontre et dialogue entre un ex-instit et l’avocat du diable :

1. Bonjour Kévin. Comment se fait-il qu’un jeune homme qui prétend avoir passé la majeure partie de sa scolarité près du radiateur se soit retrouvé en prépa ? Auriez-vous une autre définition du mot cancre, voire du mot « branleur » ?

Je n’étais pas un cancre, ni un vraiment un « branleur ». J’étais plutôt du genre à faire le minimum pour que l’on me laisse tranquille. Je me suis retrouvé en prépa grâce à deux profs en Terminale qui m’ont « surnoté » dans mon dossier parce qu’ils croyaient en moi. Sans eux, je n’aurais jamais pu y accéder. Une fois de plus, cela montre combien notre avenir dépend des profs que l’on rencontre sur notre chemin.

2. Vous racontez que vous avez choisi de devenir professeur des écoles après avoir vu le film Etre et avoir de Nicolas Philibert puis, que c’est en ouvrant la Bible, un matin, au hasard, sur le passage « Laissez les enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. En vérité je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. » Seriez-vous devenu prostitué si vous étiez tombé sur ce passage : « A toutes les prostituées, on donne un cadeau. Mais c’est toi qui donnais des cadeaux à tous tes amants et qui leur as offerts des présents, pour que, de tous côtés, ils viennent à toi dans tes prostitutions. » ?

Disons que j’ai eu de la chance.

3. Plusieurs fois, vous évoquez le fait qu’on n’apprenne rien ou peu de choses en IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Pourquoi ne pas avoir cherché par vous-même à prendre des conseils auprès de professeurs des écoles déjà en place depuis plusieurs années ?

J’en ai pris. Mais il y a une différence entre ce que votre copain de promo vous file comme tuyau et le discours officiel et légitime. Le problème n’est pas tant que l’on apprenne rien en IUFM. C’est plutôt que ce que l’on y apprend nous complique la vie plus qu’elle ne nous la facilite : trop compliqué, trop abstrait, trop difficile à appliquer en début de carrière.

4. Vous retracez les premiers jours de votre stage dans une classe de moyenne et grande section. Visiblement vous arrivez là sans avoir préparé une seule séquence, sans avoir cherché, je me répète, à travailler des séquences en vous basant sur l’expérience de vos aînés. Dès la première heure, vous êtes plus que débordé par des gamins qui ont entre 4 et 5 ans. Dans ce cas, pourquoi avez-vous persisté à vouloir devenir instituteur ?

Je ne suis pas arrivé les mains dans les poches. J’ai préparé des séquences. Le problème n’était pas là. Comme je le dis à un moment dans le livre, pour qu’ils apprennent, il faut d’abord qu’ils écoutent. Cela, je n’y suis pas arrivé spontanément, tout de suite. Et sincèrement, je ne suis pas sûr que maîtriser un groupe de 29 enfants de 4 ou 5 ans, avec 27 nationalités d’origine, soit la chose la plus facile au monde.

5. Un inspecteur déclare un jour « Vous êtes des experts pédagogiques ». « Foutaises » dites-vous, pourtant vous vous targuez aussitôt, dans les lignes suivantes, d’avoir trois ans d’expérience. Alors expliquez-moi, vous dites n’avoir rien appris à l’IUFM mais vous avez trois ans d’expérience ? Bizarre, non ?

Je ne me « targue » pas d’avoir trois ans d’expérience. Je témoigne de mes trois années d’expérience, imparfaites, souvent chaotiques. Et cela m’agace que l’on me passe la pommade en me faisant passer pour qu’un « expert » alors que je galère tant et plus.

6. « Il a fallu que je passe du temps avec la maîtresse du CP de la classe voisine pour réapprendre à écrire. » Franchement, vous n’auriez pas pu vous rendre compte avant que votre écriture ne convenait pas pour entraîner vos élèves à dessiner les lettres correctement ?

Franchement, non. Etant donné que l’on a pas abordé le problème dans ma formation et qu’aucun formateur ne m’en a parlé. Je ne vous parle pas d’écrire correctement. Je vous parle d’écrire parfaitement. A la limite, ce n’est plus de l’écriture, c’est de la calligraphie que l’on demande, et aux maîtres et aux élèves.

7. « Il semblerait que les devoirs soient désormais interdits à l’école primaire. » Comment se fait-il qu’au fil du livre, on ait l’impression que vous débarquez d’une autre planète ?

Oui, en un certains sens, je débarque d’une autre planète. C’est peut-être cela qui fait l’intérêt du livre et de mon expérience.

. 8. Vous sortez d’une grande école et vous vous prétendez incapable (« incompréhensibles par le bas peuple que nous sommes », « Certains de mes collègues chevronnés étaient incapables de m’expliquer ») de comprendre ce qu’exige le Programme en mathématiques. Franchement, vous ne nous prenez pas pour des imbéciles en nous faisant croire que les professeurs des écoles sont trop stupides pour faire la différence entre un « calcul réfléchi » et un « calcul automatisé » ?

Les instits sont loin d’être stupides. En revanche, oui, les programmes sont trop compliqués. Il y a un moment où il faut en revenir à la base et arrêter de tomber dans de vaines subtilités intellectuelles.

9. « … au Pérou…, je me suis rendu compte que je ne connaissais aucun chant en entier, même pas une souris verte ! » Sincèrement, pensez-vous que c’est à l’IUFM de tout vous enseigner ? Vous n’auriez pas pu faire preuve d’initiative et cherchez à mettre vos connaissances à jour ? Un professeur des écoles doit aussi avoir quelques notions d’arts plastiques et de chant, non ?

J’ai pris cet exemple pour montrer que l’on ne fait pas assez de place à la mémoire dans l’éducation actuelle et que j’en ai moi-même subi les conséquences. Je n’attendais pas de l’IUFM qu’il m’apprenne à chanter une « souris verte ». Ca, en effet, je l’ai fait tout seul, comme un grand garçon.

10. Quel est le rapport avec la rémunération de James Simons, financier américain, et la paie mensuelle d’instits ? Je ne comprends pas bien le rapprochement que vous faites avec un « métier à utilité sociale » et un financier.

Je constate juste que les métiers les moins utiles socialement (i.e. la finance) sont les mieux rémunérés. Et inversement.

11. Vous citez les « primes aberrantes » : « Les ZIL (les enseignants affectés aux remplacements courts) perçoivent une indemnité de 15 € par jours de remplacement… Mais lorsqu’ils travaillent le mardi, ils en perçoivent une pour le mercredi… s’ils sont en poste le samedi, ils en touchent une pour le dimanche. » Qu’en pensaient vos collègues ?

Ce sont eux qui m’en ont parlé…

12. Vous trouvez qu’il y a trop de vacances, que le rythme de travail est trop décousu, que deux mois de congés cassent la dynamique. Si bon nombre d’instituteurs font le même constat, qui empêche de changer cela ?

Tout le monde s’accorde à considérer que les rythmes scolaires actuels sont mauvais pour les élèves et qu’il faudrait moins de vacances et moins d’heures de cours par jour. Mais remettre en question la situation actuelle est un problème extrêmement politique qui a des répercussions sur le tourisme, l’organisation de la garde parentale, la prise des congés au sein des entreprises, les infrastructures sportives et associatives, …

13. « Ou pire, j’aurais pu carrément me retrouver sans classe du tout et faire semblant de venir travailler tous les jours ». Où auriez-vous fait semblant de travailler puisque vous n’auriez pas eu de classe ?

Dans les bureaux de la circonscription qui est l’antenne administrative locale de l’Education nationale (cela correspond plus ou moins à Paris à un arrondissement).

14. « Il y a une infime minorité de profs flemmards et qui profitent du système ». « Il y a ceux qui sont bizarres pour ne pas dire autre chose ». Seriez-vous pour que tous ces tire-au-flanc, ces personnes « anormales » soient virés de l’Education Nationale ?

Oui, si on réfléchit à comment les reclasser. Une autre solution, sans doute préférable, serait de les suspendre dans leurs fonctions le temps de les former et de les aider à retrouver la motivation nécessaire pour enseigner.

15. L’Education Nationale n’aimerait pas que certains professeurs prennent des initiatives ? Je pense notamment à votre exemple de demande de sortie refusée pour cause de délai non respecté.

L’Education nationale sait très mal accueillir et encourager les initiatives. La lourdeur bureaucratique et l’absence de reconnaissance sape les bonnes volontés.

16. 32000 enseignants à temps plein seraient payés alors qu’ils n’exercent pas leur métier devant une classe. Que font-ils de leur journée ?

Cela correspond essentiellement aux remplaçants qui se retrouvent parfois sans affectation et de décharges accordées pour diverses raisons. Il est donc faux de dire qu’il y a 32 000 profs qui ne font rien. Mais je trouve que cela fait beaucoup et qu’avec une gestion plus locale, moins centralisée, on pourrait sans doute réduire ce nombre.

17. « Il y a trop de grève… Les syndicats ne sont pas constructifs… » Si vous teniez ce langage face à vos collègues, vous ne deviez pas avoir beaucoup d’amis, si ?

Oh, si ! Ils sont nombreux à ne pas se sentir en accord avec les positions des syndicats. Mais il faut aussi comprendre que les syndicats sont les seuls qui sont « de notre côté », qui défendent nos intérêts par rapport à une hiérarchie qui se fout de nos problèmes et des français qui nous considèrent souvent comme des flemmards privilégiés.

18. Vous en voulez « énormément à l’IUFM » de ne pas vous avoir fait croire que l’autorité n’était pas un vrai sujet. Votre maître-formateur a pourtant rapporté « Cet infini respect (des élèves) est… respectable ! C’est un souci permanent chez M. André. Attention cependant à ne pas focaliser son attention sur les élèves dits en difficulté au détriment des autres. » Qu’auriez-vous voulu de plus ?

Tout simplement que l’on me parle du problème n°1 quand on débute : tenir sa classe, faire respecter les règles. C’est bien de montrer du respect pour ses élèves mais je manquais de fermeté. Mes formateurs ne me l’ont jamais dit.

19. Vous avez exercé en ZEP (zone d’éducation prioritaire). Vous dites que les élèves qui composent votre classe sont exclus de la culture française « bien comme il faut » et qu’ils emploient un langage pauvre en vocabulaire. Vous citez « Y’ m’a traité ». Or, je connais des classes rurales où tous les enfants sont issus de la culture française et qui viennent rapporter aux maîtres « Maître, y’ m’a traité » comme ils emploient aussi les « connard », « casse-toi », « t’es chiant », « ferme ta gueule », « j’vais t’niquer », « y’m’cherche », « hein ? ». A votre avis, toutes les écoles devraient être classées en zone d’éducation prioritaire ?

Vous avez raison, les problèmes n’existent pas que dans les ZEP. Le problème de la transmission de la culture est un problème général, peut-être LE problème de notre société moderne.

20. « Donnons un droit de regard sur le recrutement de l’équipe en place. Exigeons… Obligeons-les. » Ne seriez-vous pas un peu extrémiste ?

Prenons le problème à l’envers. N’est-ce pas le système en place qui est extrémiste ?

21. « Pendant que les syndicats et les ministres s’étripent sans que rien ne change, les instits et les élèves trinquent. » Les syndicalistes ne sont pas instits ?

De ce que j’en sais, ils l’ont tous été mais ont des décharges pour exercer leur délégation. Parfois (souvent), c’est une décharge permanente.

22. Vous réduisez vos obligations légales uniquement à veiller à ce que vos élèves ne soient corrigés (« S’ils sont corrigés de façon arbitraire… »). Or, n’avez-vous pas plutôt l’obligation de signaler au procureur tout enfant souffrant de maltraitance (coups, viol, manque de nourriture…) ?

Oui, bien sûr. Ce que j’ai voulu dire, c’est que la punition corporelle n’est pas nécessairement synonyme de maltraitance, même si la frontière est parfois ténue.

23. « Les parents d’enfants de milieux aisés se considèrent facilement comme des usagers ». Vous pouvez développer ?

L’école est une chance qui nous est offerte par notre histoire. Il ne faut jamais l’oublier. Je déteste ce mot « usager ». Il faut garder de la gratitude, que l’on perd parfois avec la gratuité, pour l’école de la République, malgré tous ses défauts.

24. Vous proposez « d’éduquer les enfants dans leurs comportements quotidiens… » plus que « pendant trois minutes trente, entre la récré et la leçon de grammaire ». Il faudrait donc que le maître, comme les élèves, assistent à plus d’heures de cours ?

En fait, le problème de l’éducation à la citoyenneté ou au vivre ensemble, comme vous voulez, passe trop souvent à la trappe alors que c’est essentiel. On ne peut plus commencer la journée par une leçon de morale tous les matins dans notre société actuelle. Mais pourquoi ne pas mettre en place à la place des ateliers qui développent l’intelligence relationnelle ou émotionnelle (j’en parle à un moment dans le livre) avec des exercices de respiration, des mises en scènes théâtrales, etc. Il y a beaucoup d’idées à avoir dans ce domaine. Des choses se font à l’étranger et nous en sommes encore à l’âge de pierre en France. Je pense que cela vaut le coup de couper dans certaines parties du programme actuel pour donner du temps à ce type d’activité. Encore faut-il que l’on forme ou que l’on accompagne sérieusement les profs dans ce type d’approche.

25. Vous démissionnez quand, après avoir rempli vos 50 vœux d’affectation à la fin de l’année scolaire, vous découvrez : AFFECTATION : INCONNUE. Quel métier exercez-vous aujourd’hui ?

Je travaille dans le métier des ressources humaines, après avoir fait l’expérience des ressources inhumaines au sein de l’Education nationale. J’essaye désormais de faire pour d’autres ce que l’on n’a pas fait pour moi.

26. Kévin, je vous remercie de m’avoir laissé jouer le rôle de l’avocat du diable, et je vous offre, comme il est de coutume sur Le Mague, les mots de la fin…

L’école de Jules Ferry est une magnifique invention. Même si elle m’en a fait baver, je l’aime plus que jamais. J’espère de tout cœur que nous arriverons, de l’intérieur et de l’extérieur, à la faire évoluer, pour que ce ne soit plus les personnes qui s’adaptent au système mais le système qui s’adapte aux personnes.

Les désarrois d’un jeune instit, Kévin André, JC Lattès

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Présentation de l’éditeur

Voilà plusieurs années, depuis octobre 1917, qu’Albert Londres rêve d’aller enquêter sur la révolution bolchevique en Russie, révolution dans laquelle la plupart des commentateurs européens voient l’incarnation du mal. Son projet suscite le scepticisme de la plupart des rédactions, car on sait qu’en Russie les reporters étrangers n’ont pas de liberté de mouvement. De nombreux textes et témoignages ont pourtant été publiés à Paris sur la révolution, les uns favorables – comme celui du normalien catholique Pierre Pascal, ou celui de Boris Kritchevski, envoyé spécial de L’Humanité –, les autres hostiles – comme le livre du romancier Serge de Chessin (Au pays de la démence rouge), ou encore celui du journaliste Ludovic Naudeau (En prison sous la terreur rouge). Rares sont les journalistes qui ont pu « couvrir » sérieusement l’événement.

C’est au prix de mille difficultés qu’Albert Londres parviendra à « s’infiltrer » chez les Soviets. Il mettra cinquante-deux jours pour aller de Paris à Petrograd (Saint-Pétersbourg), en passant par Berlin, Reval, Copenhague, Helsingfors, etc. Sur place, le grand reporter est effaré par ce qu’il découvre, mais surtout, il a du mal à comprendre ce que veulent réellement les communistes. La publication, à partir du 22 avril 1920, de son son reportage fera sensation à Paris. L’Excelsior, il est vrai, lui assurera une promotion exceptionnelle.

Deux ans plus tard, en 1922, Albert Londres apprendra par hasard que son voyage en Russie aurait pu se terminer fort mal. La police politique russe, en effet, la V tché K (connue en France sous le nom de Tchéka), avait mis la main sur un document compromettant pour le reporter, qui, heureusement, avait déjà quitté le territoire russe à ce moment-là.

 

Mon avis

Un livre d’Albert Londres est toujours la promesse d’un voyage étonnant, que cela soit au Bagne, en Russie, il sait décrire le quotidien avec simplicité et acuité. Au fils des pages on n’en revient pas de ce qu’il a découvert, et l’on se demande comment des situations aussi injuste, inhumaine peuvent exister sans que personne ne mettent le holà….

Un livre que j’ai mis entre les mains de mon fils pour qu’il se fasse une idées précise de la Russie de l’époque, loin des dates, de la simple compilation de données que représente un cours d’histoire aujourd’hui.

barbara

4eme de couverture

«Je suis un doppelgänger, une créature primitive. Je prends votre corps, votre vie et la vis à votre place. Après un temps, je le perds et en choisis un autre. Du moins, c’est ainsi que sont censées se passer les choses… Cette fois-ci, j’avais choisi la vie de Chris Parker.»

Il faut beaucoup de force pour s’accrocher a l’existence surtout lorsqu’il s’agit d’un adolescent cruel et violent. Mais un doppelgänger ne peut lâcher prise. De la créature ou de l’être humain, lequel est le plus monstrueux ?

premières pages

Il avait passé presque toute la journée à contempler; d’abord les montagnes lointaines qui jouaient à cache-cache avec les nuages, puis les arbres qui tantôt se rapprochaient tantôt s’éloignaient au gré des caprices de la brume. Plus tard, il avait contemplé le chemin de graviers qui sinuait sur la pente jusqu’à la cabane, attendant qu’elle rentre pour le nourrir. Il avait faim. Il avait eu faim toute la journée, et celle d’hier aussi. A la fin, il s’était résigné à contem­pler la pluie qui s’écrasait sur la vitre; il avait contemplé les gouttes qui godaillaient et dégou­linaient, se séparaient ou se regroupaient en formant des dessins qu’il n’était pas en mesure de comprendre. Plus tard encore, alors que les gouttes commençaient à s’effacer dans l’obscurité envahissante, un double faisceau de phares était enfin apparu, et un monospace n’avait pas tardé à approcher de la maison.
C’était une nouvelle voiture. Elle revenait tou­jours au volant d’une nouvelle voiture.
Délaissant la fenêtre, il courut se réfugier dans l’ombre du fauteuil. Une minute après, la porte s’ouvrit. Des pas résonnèrent – six lentes enjambées -, et la lumière s’alluma, aveuglante, le contraignant à reculer davantage dans la pénombre où il était accroupi. D’autres bruits de pas, plus proches, puis le visage, illuminé par le lustre du plafond, tandis qu’elle se penchait pour scruter son nid, derrière le fauteuil.
– Ce n’est pas drôle, si tu choisis tout le temps la même cachette, dit-elle.
Il ne répondit pas, se borna à resserrer ses genoux contre son torse tout en examinant le visage.

Avis trouvé sur le net de Serge Cabrol (2009)

Un prologue plutôt énigmatique met en scène un enfant de cinq ans qui attend sa mère. Quand elle arrive, il observe son visage : Il aimait mieux celui-ci que le précédent qui était âgé et méchant, avec des yeux qui louchaient et une bouche cruelle. Le nouveau n’était pas méchant. Il ressemblait même à celui d’une mère, capable de chaleur et de tendresse, pour peu que celle qui le portait le veuille.
Cette mère au visage changeant mais toujours sévère lui apprend à manger des criquets…

Dès le premier chapitre, les choses s’éclaircissent. Le narrateur nous révèle qu’il est un doppelgänger et nous explique le mode de vie de son espèce. Les doppelgängers sont des êtres laids qui mènent une existence solitaire et changent régulièrement d’apparence en prenant celle d’un humain. Il a maintenant seize ans, sa mère considère qu’elle l’a suffisamment supporté et qu’il doit débarrasser le plancher pour vivre sa vie. Le voilà donc sur la route avec son sac et l’obligation de se glisser dans la peau d’un homme dès qu’il en croisera un.
Seulement, il y a un petit problème, c’est qu’il n’arrive pas à se décider. Pendant toutes ces années, il a trop regardé la télévision, surtout les journaux télévisés, avec l’étalage de toutes ces histoires tristes narrant les échecs ou la pure malchance intrinsèques à la condition humaine. C’était plus fort que moi, j’éprouvais de la compassion pour les hommes.

Choisissant pour sa première mue, un clochard en fin de vie, il poursuit sa route et arrive à Bakersville où tout le roman va se dérouler. Agressé par une bandes de jeunes, il va se glisser dans la peau du pire d’entre eux, un adolescent joueur de football américain plein de violence et de haine…
Mais le nouveau Chris Parker a du mal à se conduire aussi brutalement que l’ancien. Sa petite amie, ses parents, ses copains de lycée, son entraîneur ont du mal à comprendre ses changements d’attitudes…
Le doppelgänger doit se fondre dans sa nouvelle apparence, s’adapter au lycée, étudier Shakespeare, jouer au football, canaliser la violence de son père, reconquérir Amber, la petite amie de Chris, et nous le suivons, de l’intérieur, dans toutes ses réflexions.

Un roman original et passionnant, où la monstruosité est très partagée, où la tendresse et l’intelligence ont aussi toute leur place grâce au regard décalé du trop gentil doppelgänger, souvent perplexe, sur la diversité, l’étrangeté, et parfois l’incohérence, des comportements humains ; une histoire où se retrouveront les adolescents en quête d’identité.

                                                                                                David Stahler Junior

Mon avis

Le titre m’a intrigué, la 4 eme de couverture encore plus, je me suis dit que le sujet pouvait interessé Kicko un de ces 4; et comme je lit tout ce quo traine, je l’ai lu en premier…

Je l’ai dévoré en ….3 jours je crois. Peut-être moins. J’ai pas vu le temps passer. Le monstre (le doppelganger) se pose des questions sur sa nature. Peut-on échapper à sa nature ? Doit-on suivre ses instincts, doit-on répondre obligatoirement à ses instincts ? Durant tout le livre Le Doppelganger sans nom (le doppelganger n’ont pas besoin de nom dixit sa mère)se posent donc des questions philosophiques sur la monstruosité. Il se posent des questions sur l’humanité. Est-elle dépourvu de monstruosité? Voir agir le humain le déroute beaucoup…Le corp qu’il a choisit n’est pas « tout blanc »….J’aime beaucoup l’écho que l’auteur créée avec la pièce de William Shakespeare, mac beth.

bref un super bookin

barbara

THE ARTIST

Publié: 26 octobre 2011 dans CINEMA

La semaine dernière nous sommes allés voir THE ARTIST avec Jean Dujardin et Berenice Bejo. Un film en noir et blanc et….muet! (enfin la musique symphonique est intégré, il n’y avait pas un orchestre dans la salle de cinéma!…)

On marche complétement, la « photographie » comme on dit chez les pros est de toute beauté, la modernité se situe à ce niveau. Jean Dujardin est tellement « bien » « mutiquement » que l’on a du mal à croire que c’est un acteur « parlant ».

La construction du scénario est  classique, la fin attendue, mais  on était pas venu pour ça, on était venu pour cet hommage au muet, sympathique, populaire et enthousiaste! Je suis contente que Kicko l’ai vu. On a beaucoup parlé de la progression technique du cinéma en un siècle! Je lui ai parlé de Greta garbo, des acteurs qui avaient disparu car ils n’avaient pas de voix « cinégénique ».

                                                                                                                     l’affiche

Bref, un bon moment, et c’est tout ce que je demande au cinéma! Donc 10/10 (on est en France, il paraît qu’on aime les notes!!!)

Barbara

Nouvelle vidéo sur youtube !!!!!!!!!!

Publié: 24 octobre 2011 dans LEGO

Voici ma première vidéo lego stopmotion intitulé Ami Public n°1

Voici la vidéo !!!

Ami public n°1

Real steel de Shawn levy

Publié: 23 octobre 2011 dans CINEMA

Voici le film a ne pas manquer en ce moment ! De dans il y a de l’action et des sentiments ( c’est  dire qui fait pleurer ma mère). Comparé à son grand frère  (Transformers) C’est mieux ! Les robots ne sont pas géants et les humains ne se font pas écraser comme des mouches ( ou plutôt des fourmis car les mouches ça volent !) vous voulez mon avis c’est le catch du futur ! Le seul problème c’est que quand un robot est cassé……….. Il…… Il est…… IL EST CASSE !!!!! Il ne peut pas se  réparer le bras en portant un plâtre … Il faut le réparer soit même ! Embêtant non ? Quelques images et c’est fini

LA NOUVELLE GUERRE DES BOUTONS

Publié: 1 octobre 2011 dans CINEMA

On avait le choix, on avait telllement le choix,que l’on ne savait vraiment pas lequel choisir. Il parait qu’ils sont moyens tous les deux. Vraiment le dilemme total! En plus on aime bien d’un côté : esmonino et chabat et de l’autre jugnot et canet…

On avait vu et aimé les choriste, un melo bien mené, alors on a joué la securité ; allons voit le melo de barratier. Un bon faiseur. On ne chercher pas le chef-d’œuvre de tout façon, juste un bon moment. On a beaucoup aimé l’acteur principal, le garçon qui joue Lebrac. Avec sa vrai cicatrice et son regard de têtu, s’il continu le cinéma ou le théâtre il a déjà une présence.

                                                                          il ferait un superbe albator!

 

L’HISTOIRE :Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins de deux villages voisins, Longeverne et Velrans, s’affrontent sans merci. Un jour, leur guerre prend une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la « guerre des boutons ». Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur…

La Nouvelle Guerre des boutons

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2011
  • Sortie : 21/09/2011
  • Durée : 1h40
  • Acteurs : Jean Texier, Harold Werner, Thomas Goldberg
  • Distributeur : Mars Distr