FICHE DE LECTURE + RESUME PREMIERE PARTIE : COLONEL CHABERT de BALZAC

Publié: 23 octobre 2013 dans LIVRES/TEXTES
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En seconde c’est  : romans réalistes et/ou naturalistes à gogo. Alors, certains d’entre vous auront à lire : le Clodo…le clonel…le Colonel Chabert , c’est ça! Par exemple ceux qui sont au CNED… Alors pour vous, rien que pour vous, une fiche de lecture aux petits oignons.

COLONEL CHABERT  H. de BALZAC 1832.

Ce livre a été adapté au cinéma dans les années quarante et quatre vingt dix, avec Raimu puis Depardieu dans le rôle principal (Chabert, s’entend)

PERSONNAGES : COLONEL CHABERT,MAITRE DERVILLE, avoué (c’est un métier entre le notaire et l’avocat) 5  clercs (d’avoué, évidemment), COMTESSE DE FERRRAUD. MAITRE CROTTAT (notaire).

P.7 (chez hatier poche, collec. classiques et cie)

Intérieur étude d »avoué. Paris. Rue Vivienne. Chez Mt ( maître) Derville. Les clercs fomentent (sans doute par proximité phonétique avec « ferment » et « froment », on a envie d’ajouter un « r » inutile à « fomenter » in http://www.projet-voltaire.fr) un piège contre « le vieux carrick » (  manteau démodé que portent les cochers. Balzac en avait un, comment je le sais? je lis les notes, en bas de page…moi) qui traverse la cours de l’immeuble et va venir sonner à la porte de l’étude.  » Tout marchait à la fois, la requête, la causerie et la conspiration. » Ils veulent faire croire que l’avoué ne reçoit qu’entre 2 et 3 heures du mat’.

P.10/11

on frappe à la porte, donc et Balzac en profite pour faire une description « savoureuse » des lieux. extrait.

« L’odeur des […] comestibles s’amalgamait si bien avec la puanteur du poêle chauffé sans mesure [….] que la puanteur d’un renard n’y aurait pas était sensible. » De plus  » le plancher était [….] couvert de fange » , « les sales vitres (….] laissaient passer peu de jour « , « le mobilier [ est] crasseux » conclusion  » Cette étude obscure, grasse de poussières avait donc […] quelque chose de repoussant […] et qui en faisait une des plus hideuses monstruosités parisiennes » (Balzac a été petit-clerc, bad trip ...)

P.12

Le vieux carrick veut rencontrer Mt Derville, les clercs mettent leur conspiration à éxecution et lui disent que Mt Derville n’est visible qu’à partir de minuit.

P.16

On découvre que le vieux carrick est le Colonel Chabert « le Colonel mort  à Eylau » (bataille napoléonienne remportée en Prusse Orientale)

P.17

La veuve du Colonel Chabert  « cliente de l’étude » est remariée au comte Ferraud.

P.20

Chabert revient à l’heure dite. Maître Derville arrive, car c’est « la nuit [qu’il creuse] ses procès [ et fait] ses plans de bataille [car] il ne veut pas perdre une seule cause »

P.21

Portrait de Chabert. Sans pitié Balzac décrit avec moult détails le vieil homme, la compassion est exclus.

« le vieux soldat était sec et maigre. Son front, volontairement caché sous les cheveux de sa perruque lisse, lui donnait quelque chose de mysterieux. Ses yeux paraissaient d’une taie transparente . Vous eussiez dit de la nacre sale dont les reflets bleuâtres chatoyaient à la lueur des bougies. Le visage pâle, livide et en lame de couteau[….] semblait mort. Le cou était serré par un mauvaise cravate de soie noire.[…] Les bords du chapeau qui couvrait le front de vieillard projetait un sillon noir sur le haut du visage […]une physionomie cadavéreuse. » etc…etc..

P.23-P29

Le colonel Chabert raconte son histoire en privé à Mt Derville. Il commandait un régime de cavalerie. Il a été pour beaucoup dans le succès de la Bataille de Eylau. « Malheureusement pour moi, ma mort est un fait historique consigné dans les victoires et conquêtes » (un livre que Balzac possédait).

Sa blessure au crâne  l’aurait mis en catalepsie (paralysie des muscles) .Les médecins, sans vérifier son poul, l’aurait jeter dans la fosse à soldats (morts)

Il conclut « par moment mon nom m’est désagréable. Je voudrait n’être pas moi. Le sentiment de mes droits me tue. Si ma maladie m’avait ôté tout souvenir de mon existence passée, j’aurais été heureux. »

Chabert veut faire procès à ce qui reste sa femme (même si elle est remarié à un certain Ferraud,un noble) car elle ne veut pas lui donner « un liard » . Pourtant elle est riche car a hérité de sa rentre de 30 000 livres (monnaie de l’époque). Personne ne le croit .En effet il est méconnaissable. Aucun avoué ne veut l’aider « j’ai été enterré sous des morts,mais maintenant je suis enterré sous des vivants,sous des actes,sous des faits,sous la société toute entière, qui veut me faire rentrer sous terre ! »

Maitre. Derville prend le pari de le croire et lui propose même de lui prêter de l’argent pour faire venir « les pièces  » (les documents )d’Allemagne (lieu de la bataille où a été blessé Chabert.

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