CONTES DE LA BECASSE : LES SABOTS

Publié: 8 septembre 2013 dans LIVRES/TEXTES
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baccassesune vraie bécasse, sur la photo…

 

Toujours engluez avec le mini-book de Maupassant ? Vous abusez là, il est vraiment fin, c’est un tour de chauffe que vous propose votre prof, même si c’en a pas l’air, si…si je vous (r)assure ! Ils vont devenir indéfiniment gros, pour ne pas dire obèses, les futurs livres du prog’. Zola adore s’étendre pour ne pas dire s’étirer. Itou Flaubert, Hugo ou Stendhal.

Alors ce petit Maupassant il faut le bouffer, le dévorer d’une traite. Faut pas traînasser. La lecture c’est comme le sport, il faut de l’échauffement, de l’entrainement, pour pouvoir faire des kilomètres à la fin de l’année. Et il arrive même, j’vous’jure, qu’on se mette à aimer ça ! Lire des kilomètres de lignes on devrait mettre ça aux J.O.

Donc les  sabots. Qu’est ce qu’il veux nous dire dans cette nouvelle, notre cher Maupassant ? Sûrement pas comment on les fabrique, ni comment on est porte pour être in dans la campagne normande, les sabots. Il nous donne plutôt un mode d’emploi sur la façon de  gravir l’échelle sociale même bête comme ses pieds. Je vous la fait optimiste, car l’autre façon de voir cette nouvelle c’est celle de Louis Forestier qui commente les contes dans l’édition Albin Michel, livre de poche, 1989

ISBN : 2-253-00677-7.  » L’argent […] joue comme un élément de perversion, non comme rémunération d’un travail. « Les Sabots » en sont l’exemple extrême : des parents n’hésitent pas  à quasi prostituer leur fille pour capter un héritage« 

Ça calme, n’est ce pas ? Ou ça excite, selon le tempérament du lecteur….. Bon, je vous en dit plus, car avec cette mini riquiqui interprétation du  livre, vous risqueriez d’être obligé de la lire cette satanée nouvelle.

Un curé fini son sermon, un dimanche à la messe, en Normandie surement, et en profite pour faire office de panneau des petites annonces vivant :  » Mr Césaire Omont voudrait bien trouver une jeune fille honnête comme servante ». Le couple Malandain ont une fille de 21 ans, pas dégourdi pour un brin « une gaillarde à l’air niais ». Le père  » un vieux paysan sec et ridé » imagine que  » ça s’rait p’t-être bon, c’te place chez mait’ Omont ». Sitôt pensé, sitôt exécuté, le lendemain l’Adélaïde commence chez Mait’ Omont. Obéissante, elle suit toutes les indications de son père, à savoir exécuter toutes les tâches demandées. Elle fait le repas, elle tient compagnie au maître durant le repas, elles boit le café pour lui être agréable, même si elle n’aime pas ça, elle boit de l’eau de vie parce que « si tu n’veux pas t’ mett’ à en prendre itou, tu vas foutre le camp, nom de D…. ». Et le soir, comme il se sent seul aussi dans son lit, elle lui tient encore compagnie…6 mois plus tard, elle rend visite à ses parents qui la trouvent grossit, ils la questionnent, elle répond qu’en effet elle passe ses nuits avec le mait’. Et non elle ne savait que c’était comme ça qu’on faisait les bébés. Le père va voit le mait’ Omont.  Le dimanche suivant le bon curé annonce les épousailles de mait’ Omont et d’Adelaide .

Vous voyez c’est rigolo Maupassant, quand on ne voit pas le côté sordide. Mais je suis sûre que votre prof va vouloir souligner cet aspect des choses….pov’ de vous.

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